La cryonie

Personne cryogénisé (dans un film) dans un caisson de stase http://www.webtopaze.com/photos/science/9-1.jpg
Personne cryogénisé (dans un film) dans un caisson de stase http://www.webtopaze.com/photos/science/9-1.jpg

 

Le premier point étudié est la cryonie (ou cryogénisation), un procédé de conservation à basse température de corps humains ou animaux dont la subsistance ne peut plus être médicalement assurée, dans l'espoir de pouvoir les ressusciter ultérieurement. Cependant, cette technique pourrait être utilisée sur les Hommes qui devraient faire un voyage interstellaire de plusieurs milliers d'années. Ainsi, leurs corps seraient conservés et lorsque le vaisseau atterrirait sur la planète voulut, un système se mettrait en marche pour les réveiller. Ils retrouveraient leurs corps tels qu'ils étaient auparavant, voir un peu vieillis. Ce système serait une grande avancée car cela permettrait de faire des voyages longs de plusieurs millier d'années sans que l'Homme ne meurt de vieillesse.

 

 

      Actuellement, la cryogénisation ne s'effectue que sur des personnes décédées car cette méthode n'est pas encore réversible. En effet, le plus rapidement possible après le décès, on amène le corps de 0° à -180°, tout en prenant soin d'alimenter le cerveau en oxygène. Des médicaments sont injectés pour réduire les besoins du métabolisme et le sang est remplacé par une solution qui empêche la coagulation* et le développement de bactéries. Le corps est ensuite stocké dans un container d'azote liquide. Il ne reste plus qu'à maintenir le corps à sa bonne température de conservation en attendant le jour où la décision pourra être prise de tenter de le ramener à la vie et à la conscience.

 

      D'après cette méthode, il serait tout à fait possible de faire cela sur des personnes vivantes, si l'on trouvait le moyen de les réveiller car leurs neurones ne subiraient apparemment aucune séquelle. En effet, l'argument de base en faveur de la cryonie est que la mémoire, la personnalité et l'identité sont stockées dans la structure chimique du cerveau. Le fait que l'activité cérébrale puisse rester un moment à l'arrêt et reprendre ensuite "son activité" est un argument très positif dans le cadre de la médecine. De plus, il se pourrait qu'il n'y ait qu'une petite partie du corps cloné*, ainsi il est possible que dans les années suivant la réussite d'une cryogénisation, la solution ADN de tissus cellulaires puisse être employée, afin de créer un nouveau corps cloné.

 

      Des expériences ont été menées en mai 1992: un babouin a subi la procédure de cryonie. On a remplacé son sang par une synthèse antigèle à base de glycérole (solution qui empêche la coagulation et le développement de bactéries). Son corps fut amené à environ 0°C. Une heure après il fut ramené à la vie. La même expérience fut réalisée sur un berger-allemand, qui a cette fois été cryogénisé durant quatre heures avant d'être ramené à la vie. Cependant, de très nombreux cobayes sont morts et meurent toujours durant ces expériences ce qui démontre que la cryogénisation n'est pas encore fiable. De plus, ces exemples d’expériences ont été réalisés sur des animaux, et non sur des êtres humains ; la durée de congélation n'allait pas au-delà de quelques heures, alors que le but des chercheurs est de conserver un corps humain pendant plusieurs dizaines d’années ; enfin, la température de cryonie était de quelques degrés en dessous de zéro, mais les chercheurs estiment qu’une température bien inférieure serait nécessaire pour la conservation d’un corps humain entier. Les seuls résultats obtenus sur l'homme en rapport avec la cryogénisation furent que, lors du refroidissement brutal de leur corps, certains subirent un arrêt cardiaque, un arrêt du fonctionnement du cerveau et de tous les organes, et furent ramenés à la vie après avoir été "morts" durant une heure.

 

 

Il est donc possible que la cryonie puisse être opérationnelle dans quelques années, mais les médecins se questionnent sur la conservation de la mémoire, car celle-ci est à la fois composée d’impulsions électriques et de composants chimiques. Seulement, au bout de dizaines, ou de centaines d'années, il se pourrait que l'on retrouve le patient lors du réveil tel un nouveau-né, sans aucun souvenir et ne savant plus rien faire.