Voyage interstellaire rapide

Vue d'artiste d'un vaisseau à propulsion nucléaire pulsée (projet Orion) http://fr.wikipedia.org/.../Fichier:NASA-project-orion-artist.jpg
Vue d'artiste d'un vaisseau à propulsion nucléaire pulsée (projet Orion) http://fr.wikipedia.org/.../Fichier:NASA-project-orion-artist.jpg

Il serait très intéressant pour les scientifiques de savoir si le voyage dans un vaisseau à vitesse rapide serait également possible. A l'état actuel, nous ne pouvons toujours pas, mais ils ont également lancé plusieurs propositions pour l'avenir, lorsque notre technologie aura évolué. En effet, un voyage rapide est un voyage que l'on peut faire d'une planète éloignée à une autre en moins d'une vie humaine afin que les mêmes personnes ayant embarqué à bord du vaisseau puissent atterrir sur la planète choisie. Néanmoins, cela demanderait des méthodes de propulsion beaucoup plus avancées ou une physique différente.

 

 

      Un premier point porte sur la vitesse infraluminique*, c'est-à-dire une vitesse en dessous de celle de la lumière. En 1957, on considérait qu'il était possible de créer des vaisseaux spatiaux de 8 millions de tonnes avec un moteur à propulsion nucléaire pulsée*. Ce principe, utiliserait des explosions nucléaires pour produire une poussée sur le vaisseau. Des vaisseaux de grande taille pourraient ainsi décoller de la Terre, et atteindre une vitesse pouvant aller de 3 à 10% de la vitesse de la lumière. Le voyage se passerait donc non pas en million d'années, mais en décennies. Malheureusement, des projets de ce genre utilisent des explosions nucléaires comme propulsion, et engendrent donc de gros risques de radiations.

 

      Une autre proposition ressemblant à la précédente, est basée sur l'hydrogène. En effet, certains affirment que si l'on captait et comprimait l'hydrogène interstellaire, il serait possible alors de l'utiliser dans une réaction de fusion nucléaire en brulant l'hydrogène présent (réaction que l'on retrouve dans le soleil) permettant ainsi d'avoir une grande source d'énergie, et en expulsant ensuite l'hydrogène résultant. Le carburant qui serait alors collecté au fur et à mesure sur le trajet permettrait théoriquement au vaisseau d'accélérer jusqu'à une vitesse proche de celle de la lumière. La fusion est pourtant loin d'être maitrisée à ce jour.

 

      Un troisième point consisterait à un voyage interstellaire par transmission car si des entités physiques pouvaient être transmises en tant qu'informations et reconstruites sur place, voyager exactement à la vitesse de la lumière serait possible. D'après la relativité générale, l'information ne peut pas voyager plus vite que la lumière. Pour les voyageurs, le fait de passer d'un endroit à un autre serait donc instantané comme dans la série Stargate, où c'est la "porte des étoiles" qui fait voyager les personnes en moins d'une seconde en subissant une « déstructuration moléculaire » lorsqu'une personne passe cette porte. Cela vient du fait qu'en la passant, chaque molécule de la personne est transformée en énergie par la porte afin de rendre possible son transfère. Cette « copie » de l'individu est appelé « schéma énergétique ».La porte d'origine envoie ce schéma énergétique à la porte d'arrivée qui va se charger de le convertir en molécules, et donc de recréer l'objet à la sortie. Encoder, envoyer puis reconstruire une description atome par atome, par exemple d'un corps humain, nécessiterait peut être d'avoir besoin de créer une sorte de logiciel positionné de l'autre côté, qui recréerait le schéma neurologique d'une personne. Cela supposerait que le récepteur ou le reconstructeur ait été envoyé préalablement par des moyens plus conventionnels.

 

diamétralement opposées, la contraction et la dilatation de deux régions de l'espace-temps propulsant la région centrale. http://fr.wikipedia.org/.../Fichier:Alcubierre.png
diamétralement opposées, la contraction et la dilatation de deux régions de l'espace-temps propulsant la région centrale. http://fr.wikipedia.org/.../Fichier:Alcubierre.png

     Un quatrième point utiliserait la vitesse supraluminique, une vitesse dépassant la vitesse de la lumière. Mais cela reste très improbable.

     Une première théorie serait basée sur la distorsion de l'espace-temps*. Selon la théorie, l'espace-temps serait courbe. Il faut se l’imaginer comme une "toile" tendue au-dessus du sol. Une masse (ou une énergie) est comme une bille que l'on poserait sur la toile. Sous son poids, la toile formerait une cuvette. Si une autre bille était placée suffisamment près de la première, elle roulerait dans sa direction, c'est l'attraction gravitationnelle.

      En 1994, le physicien mexicain Miguel Alcubierre imagine une méthode qui consiste à étirer l'espace dans une « vague » qui selon la théorie du tissu d'espace-temps, se contracterait à l'avant d'un vaisseau spatial tandis que le tissu d'espace-temps derrière celui-ci se dilaterait. Le vaisseau monterait sur cette « vague » à l'intérieur de ce que Alcubierre appelle « bulle de chaîne en espace plat ». Puisque le vaisseau ne se déplace pas dans cette bulle, mais qu'il est porté par la bulle tandis qu'elle-même se déplace, les effets tels que la dilatation de temps ne s'appliquent pas de la manière qu'ils le feraient normalement pour le cas d'un vaisseau se déplaçant à une vitesse relativiste.

      En outre, cette méthode de voyage n'implique pas réellement de se déplacer plus rapidement que la lumière dans un sens local, puisqu'un faisceau lumineux dans la bulle se déplacerait toujours plus rapidement que le vaisseau ; elle est seulement "plus rapide que la lumière" dans le sens où, grâce à la contraction de l'espace-temps devant lui, le vaisseau pourrait atteindre sa destination plus rapidement qu'un faisceau lumineux limité au déplacement en dehors de la « bulle de chaîne en espace plat ».

 

Trou de vers, appelé aussi passage en hyperespace, représenté dans la série Stargate
Trou de vers, appelé aussi passage en hyperespace, représenté dans la série Stargate

     Une seconde théorie consisterait à utiliser un trou de ver, un tunnel reliant un trou noir et un trou blanc* (le symétrique par rapport au temps d'un trou noir, puisque dans un cas rien ne peut sortir d'un trou noir, et dans l'autre rien ne peut pénétrer dans un trou blanc, on dit aussi que le trou noir est le futur et le trou blanc, le passé.). Un trou de ver est une distorsion de l'espace-temps qui, selon la théorie, pourrait relier deux points arbitraires de l'univers dans des « tunnels ». On ne sait pas encore si l'existence de trous de vers est réellement possible. Cependant, il pourrait y avoir deux types de trous de vers permettant le voyage interstellaire, nous ne parlerons que d'un type ici. Le premier type viendrait du même processus que les trous noirs: la mort de l'étoile. Des trous de vers de ce type, qui seraient assez surs pour que des humains les empruntent, devraient probablement être super-massifs et en rotation, à l'image de Sagittarius A* au centre de la voie lactée; des trous noirs plus petits produisent des forces de gravitation intenses qui détruisent tout objet macroscopique y entrant.

 

 

 

 

Nous avons donc vu que de nombreuses théories ont étaient faites par les scientifiques pour créer des vaisseaux adéquats. Cependant, toutes ces théories ne peuvent pas encore être exploitées à ce jour. Mais ces nombreuses idées supposent que les voyages de longue distance dans l'espace seront possibles dans le futur.